vendredi 16 novembre
Horreur Killers : Jason Voorhes (part 1)
Après Pinhead, c'est au tour de ce bon vieux Jason Voorhees de faire la une de ces colonnes. Et comme le bonhomme a une bonne filmo derrière lui, j'ai scindé le dossier en 2 parties. Voici donc la première. Enjoy !
Le
boogeyman de la série VENDREDI 13 est sans conteste l’une des plus célèbres
figures du cinéma d’horreur. Et pourtant, les « bons films » de la
série se comptent sur les doigts d’une main. La qualité des épisodes est inégale
et le schéma toujours identique (Jason tue des ados, point barre).
Le
premier VENDREDI 13 ne mets pas en scène ce cher Jason mais sa chère maman.
Cette dernière est bien décidée à venger son fils Jacky (bah oui, en V.F. il
s’appelle comme ça !) en tuant des moniteurs de colonie de vacances qui
ont eu la mauvaise idée de s’installer au Camp Crystal Lake. A la fin du film,
Jacky (enfin, Jason) fait surface et son faciès difforme marque les esprits
(merci Tom Savini).
Le film
cartonne au box-office et naturellement, engendre une suite. Le réalisateur
Sean S. Cunningham cède sa place à Steve Miner qui tournera donc LE TUEUR DU
VENDREDI, suite directe de VENDREDI 13 puisque la première victime est la
survivante à la fin du premier. LE TUEUR DU VENDREDI est malheureusement plutôt
râté. Un slasher basique et méchant, et surtout un premier look mortel pour
Jason Voorhees : sac à patates sur la tronche et salopette de bucheron sur
le dos. On a vu mieux (et pire). Pitoyable, Jason cherche à venger sa chère
maman et, par conséquent, fait dans le démastiquage d’ados crétins…
Steve
Miner est toujours à la barre pour le troisième film tourné en 3-D et
logiquement intitulé MEURTRES EN 3-D. A savoir que le film est sorti chez nous
sous le titre assez bizarre de LE TUEUR DU VENDREDI 2 (…). Cette fois, c’est la
bonne ! Jason a enfin un look qui impose le respect et lui donne un
charisme certain renforcé par sa démarche mécanique et son flegme
imperturbable. Pas mal de meurtres dans ce troisième film, du gore aussi (avec
le sympathique meurtre du gugusse qui marche sur les mains et se prend un
méchant coup de machettes dans les parties !) qui, sombre parfois dans
l’amusant lorsque la 3-D est mise à profit (l’œil qui sort de l’orbite d’une
des victimes et qui se « projette » sur le spectateur). Un épisode
sympathique et fun.
On
reste dans le haut du panier avec VENDREDI 13 : CHAPITRE FINAL (qui n’a
rien de final par contre). Enfin une mise en scène digne de ce nom et un
suspense bien ménagé. Un de mes préférés personnellement. Du côté de notre
personnage favori, pas vraiment de changement. Jason reste fidèle à lui même. A
noter cependant que l’on peut admirer son « visage » à la fin du
film.
Avec VENDREDI 13 – CHAPITRE 5 : UNE NOUVELLE TERREUR, c’est un peu le début de la fin. Si le film comporte pas mal de meurtres (pas spécialement gores mais bon), on est quand même assez frustré par un final qui nous apprend (spoiler) que Jason est victime d’un copycat ! En effet, pas de Jason dans ce cinquième film, juste un nanard qui se prend pour lui afin de… ? de… ? de se venger pardi ! Mise en scène proche du téléfilm, passages à vides, persos stéréotypés… bref, un slasher de seconde zone bien beta…
La suite, très prochainement !
vendredi 09 novembre
Horreur Killers : PINHEAD
Nouvelle rubrique sur le site : Horreur Killers. Au travers de cette rubrique, je vous proposerai des portraits des plus grandes figures du cinéma fantastique. Répondront à l'appel : Leatherface, Michael Myers, Candyman, Jason Voorhees, Freddy Krueger, Chucky, le "Tall Man"... et bien d'autres ! Commençons sans plus tarder par l'ami Pinhead, maître incontesté de la série HELLRAISER...
Personnage
emblématique au look inoubliable dont le visage cloué d’épingles (d’où son nom,
« pinhead »), Pinhead est né de l’imagination de l’écrivain
talentueux Clive Barker, à qui l’on doit les romans Le Jeu de la Damnation,
Livre de Sang, Cabale, Imajica…
Pinhead
nous apparaît pour la première au cinéma dans le film HELLRAISER(1987), que
l’écrivain Clive Barker met en scène en personne. Accompagnés de ses Cénobites,
Pinhead règne sur un monde où la douleur et la souffrance se mêlent aux vices
et aux plaisirs. Erotisme et horreur, une formule que Barker exploite aussi
dans ses romans.
Plutôt
intronisé « maître de cérémonie » dans le premier HELLRAISER, de même
que dans le second, HELLRAISER 2 : LES ECORCHES (1988, Tony Randel), Pinhead
n'est jamais vraiment au centre de l'histoire et ne fait qu'intervenir lorsque le Cube maléfique est activé. Lui et ses Cénobites "vivent" dans une espèce de dimension parallèle (ou peut-être même directement en enfer) et comptent bien garder avec eux ceux et celles qui ont le malheur de toucher au Cube...
Pinhead sera beaucoup plus présent dans le deuxième film et affrontera même un humain qui s'est introduit dans son monde. Dans HELLRAISER 3 : HELL ON EARTH (1992, Anthony Hickox), Pinhead se
déplace plus, se ballade en ville, "fabrique" des Cénobites dans tous les coins et n’hésite pas à faire dans l’humour noir, exploitant ainsi un
registre qui n’est pas sans rappeler le tueur de la rue Elm…
Malheureusement, en se rapprochant de Freddy Krueger, Pinhead perd de son charisme et l’aura de
mystère qui plane sur ses origines se dissipe aussi. Le quatrième film,
HELLRAISER : BLOODLINE (1996, Kevin Yagher) divise les fans mais la
qualité n’est quand même pas vraiment au rendez-vous, surtout si on le compare
aux deux premiers films. Décousu, mal fichu, mis en scène de façon bancal par
un réalisateur qui préfère se cacher derrière un pseudo, HELLRAISER : BLOODLINE
n’est pas spécialement attirant. Le film a quand même le mérite d'aller plus loin que le précédent dans le dévoilement des origines du Cube et de Pinhead…
Après
BLOODLINE, dernier film exploité en salles, la série des HELLRAISER – et
Pinhead avec donc – va s’enfermer dans le canevas du direct-to-video. Sortiront
ainsi INFERNO (2000, Scott Derrickson), dans lequel Pinhead se fait très (trop)
discret, HELLSEEKER (2002, Rick Bota), qui poursuit dans la même veine
« thriller horrifique » que son prédecesseur, DEADER (2005, Rick
Bota) qui, encore une fois, ne nous en apprend toujours pas davantage sur
Pinhead et les Cénobites (toujours aux abonnés absents)…
Dernier en date, HELLRAISER : HELLWORLD (2005), toujours réalisé par Rick Bota, remet Pinhead (enfin) sur le devant de la scène ! Le film joue la carte du modernisme puisqu’il est question d’un site web et de fans de la série HELLRAISER qui vont se retrouver pris dans la spirale des enfers de Pinhead… On est plus dans le côté neo-slasher que dans le film d’horreur à l’ancienne mais bon…
PINHEAD
en chiffres… (sur 5)
LOOK ( 5 ) un look presque irréprochable (à la fois gore et sadique quelque part), surtout dans les 2 premiers films, renforcé par l'aura de mystère qui entoure le personnage...
CHARISME ( 4 ) charismatique dans les premiers films, Pinhead perd beaucoup de sa superbe dans les autres volets (la faute aussi incombant à des réalisateurs ne sachant pas le mettre en valeur).
POWERKILL ( 2 ) Pinhead fait dans le gore en finesse mais ne se salit pas vraiment les mains contrairement à Jason par exemple...
HUMOUR ( 2 ) quand même beaucoup moins bavard qu'un Freddy ou un Leprechaun, Pinhead n'est pas vraiment un bout-en-train mais ne rechigne pas à sortir des quelques répliques cinglantes et ironiques à ses victimes...



